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jeudi 21 janvier 2010

Left Bank 2007


Left bank ou Linkeroever c'est le premier film du réalisateur Belge Pieter Van Hees un inconnu pour moi, mais plus pour longtemps. L'action se situe en Belgique et presque tout le film utilise les dialogues Flamands, donc ce sera une lecture de sous-titre avis aux intéressés! Notre nouveau venu Van Hees nous concocte déjà le troisième volet d'un triptyque sur l'amour et la douleur qui sera composé de Dirty mind et The waste land qui sortira bientôt. Très proche des univers de Polanski et de Lynch, Left Bank n'est en rien un film d'horreur traditionnel, il distille certes une atmosphère lourde de mystère et d'anxiété, comme si un mal sournois en reptation allait fondre d'un instant à l'autre sur notre héroïne. Cette héroïne s'appelle Marie (Eline Kuppens), c'est une sportive émérite qui s'apprête à compétitionner dans son domaine, la course, malheureusement son projet de carrière est suspendu suite à un malaise qui l'oblige à renoncer et se reposer. C'est pendant cette période d'oisiveté qu'elle découvre l'amour avec Bobby son nouveau petit ami avec qui elle décide d'aménager dans son appartement au prestigieux complexe de left bank. Le problème c'est que l'ancienne locataire du logement à mystérieusement disparue sans laisser de traces. Les choses sont étranges à left bank où même la terre et la nature semble l'épier. Marie sera victime d'hallucinations et de certains changements corporels qui l'amèneront à vouloir faire la lumière sur le complexe et ses exotiques résidents mais est-il déjà trop tard? Entre songe et réalité, ce long métrage est davantage un drame romantique et fantastique qu'un film choc ou l'action percute, il faut se laisser bercer par l'ambiance onirique et nous laisser entraîner petit à petit vers une finale surprenante. Certaines ressemblances avec Le locataire et Rosemary baby de Roman Polanski en font une oeuvre analogue mais en rien une vulgaire pastiche, Vans Hees est habile et son style me plaît bien des petits bijoux comme Left bank sont trop rares...vivement la suite! Verdict finale de cinéma critique:8/10




mercredi 20 janvier 2010

Let the Right One In 2008




C'est un film très lent, trop peut-être. À un moment j'agonisais pour qu'il ce passe un brin d'action, en vain. Le rendu est sobre, la pellicule et la photo sont très esthétiques, la musique ajoute au drame en faisant une oeuvre assez touchante. Les jeunes acteurs sont réellement très talentueux et leur condition est bouleversante et pathétique. Une vampirette orpheline qui donne de l'affection à un jeune exclu et en manque d'amour et d'attention, voilà qui est assez originale. Malgré tout, ce film m'a remué, attristé et profondément ennuyé, je lui donne une note passable parce que ces jeunes acteurs sont magnifiques et certains plans de caméras ressemblent à du grand art. J'ai pour ma part préféré et de loin entretient avec un vampire et Dracula de Coppola, au récent Twilight et celui-ci trop austère. 7/10




Bande annonce:

mardi 19 janvier 2010

Fire in the sky 1993

Fire in the sky ou O.v.n.i l'ultime rencontre pour les francophones, c'est l'histoire vraie semble-t-il de Travis Walton, un bûcheron d'Arizona qui s'est fait enlever par les extraterrestres. Qu'on n'y prête foi ou pas, force est d'admettre que le cas Walton a la cote dans le milieu ufologique depuis que cette histoire à fait le tour du monde en 1975. En effet, il s'agit d'un des cas les mieux documentés d'enlèvement dont les principaux intéressés n'avaient rien a gagner de raconter de pareilles fables qui leur attirèrent que mépris et moqueries de leur communauté. On les soupçonna de meurtre puisque Travis disparut 5 jours d'affilés et l'enquête amena nos témoins à passer le polygraphe qui leur donna raison. Une distribution plutôt solide pour un film qui ressemble d'avantage à un fait vécu en téléfilm qu'à un véritable long métrage, peut être parce que Robert Lieberman, le réalisateur, est issu du milieu de la télévision. Robert Patrick qui campe le meilleur ami de Travis, notre abduqué, est très sincère et intense sa performance sans faute, il prouve encore son grand potentiel d'acteur. C'est d'avantage un drame humain qu'un suspence de science fiction ou des hommes simples sont abasourdis et incrédules face à des faits qui les dépassent et donc qu'ils auraient eu du mal à inventer de leur propre chef. Quelques longueurs sont vite balayées par la réapparition d'un Walton  hagard et meurtri qui ne se souvient plus de rien, flambant nu et en sang il va par la suite se souvenir d'une bien étrange et éprouvante histoire. Un dix minutes assez terrifiant où Travis se remémore son odyssée chez les aliens, vient donner beaucoup de souffle à cette histoire où la réalité devient subitement cauchemardesque. Les effets spéciaux sont irréprochables très réalistes puisque sans le recours aux ordinateurs. Reste un bon film si le sujet vous intéresse, il apporte de l'eau au moulin d'un domaine qui s'essouffle faute de nouveaux faits.  7/10


Fargo 1996

Sixième film des frères Coen, une équipe du tonnerre, qui nous pond encore ici une écriture savoureuse et jouissive toute en retenue et en réalisme. Désolé pour ceux qui se sont fait prendre par le générique du début...non ce n'est pas un fait réel, ils nous le révèlent à la fin. Frances McDormand, l'épouse de Joel Coen , oscarisée pour ce rôle est encore une fois présente et très rafraichissante dans le rôle de Marge, chef de police responsable de cette affaire sordide et abracadabrante. William H. Macy plus motivé que jamais à avoir ce rôle, se serait rendu à New York menacé les frangins Coen de tuer leur chien si jamais ils ne lui confiait pas la vedette. Le résultat est en effet surprenant, les grands yeux tristes de Macy conviennent parfaitement à ce petit arnaqueur aussi sympathique que pathétique. Les deux méchants du film sont Steve Buscemi un habitué des films de Joel et Ethan et Peter Stormare un truand à la mine patibulaire qui sortent des sentiers battus typiques d'hollywood étant assez demeurés merci. Fargo est un heureux mélange de cynisme de tordu et de drolatique. Ce n'est pas pas tant l'humour des personnage que l'ironie et l'absurdité des situation qui font de ce film une perle rare qui aurait très bien pu être un fait divers réel.
8/10


The Abyss 1989

Probablement un des meilleurs films de science fiction de tous les temps! The abyss est un chef d'oeuvre de James Cameron qui pave la voie à ses succès futurs comme l'extraordinaire Avatar. The abyss nous raconte l'histoire peu banale d'un équipage de plateforme pétrolière qui se voit assigner la lourde tache d'investiguer et de porter secours à un sous-marin nucléaire qui a sombré mystérieusement dans les profondeurs de l'océan. Cameron fait appel à de jeunes acteurs de talent comme le nouveau venu Ed Harris et la populaire Mary Elizabeth Mastrantonio dont la carrière, pourtant prometteuse, semble s'être évanouie, ainsi que Michael Biehn, la vedette d'Aliens et de Terminator. Une distribution solide au physique de l'emploi, ajoute beaucoup de crédibilité à la distribution principale, qui elle, est émouvante et très inspirée. Au chapitre des effets spéciaux, Cameron nous en met plein la vue et encore, on en demandait pas autant! Les scènes sont presque entièrement tournées sous l'eau, dans un ancien réacteur nucléaire abandonné qui contient un des bassin d'eau douce les plus volumineux du monde. D'autre scènes sont tournées dans une carrière inondée, les acteurs souvent malmenés durent subir des entraînements rigoureux à la plongée sous-marine, puisque la majorité des scènes se passent sous l'eau. La décompression était nécessaire après le tournage car le danger de maladie des profondeurs était bien réel. Certains des acteurs en avaient ras-le-bol d'un Cameron mis dictateur mis réalisateur et du tournage éprouvant et dangereux. Pour recréer les aliens des profondeurs Cameron dut faire appel à Industrial light and magic ce qui donna des résultats exceptionnels pour l'époque et encore intéressants en 2010! On voit aussi une certaine inspiration pour le t-1000 de Terminator 2 dans la colonne d'eau vivante. Le film amputé de 30 minutes de son contenu est désormais complet avec la réédition director cut, le budget d'environ 70 millions( colossal à l'époque) ne fût pas très payant pour Cameron, malgré une raffle de 2 oscars( effets spréciaux et son). The abyss va rester dans l'histoire du cinéma comme le plus ambitieux projet de tournage sous-marin, un must! 
10/10



dimanche 8 novembre 2009

Le Quatrième type 2009




La recette est efficace, divisé l'écran en deux pour montrer de supposés vrais documentaires filmés par la pseudo docteur Abigail Tyler et les scènes juxtaposées par hollywood avec des acteurs, le tout renforce l'effet réaliste. Ce film si on le considère comme un fait vécu serait une véritable bombe qui tracerait un lien évident entre possession satanique et enlèvement extraterrestre. Ces entitées venues d'ailleurs agissent comme des démons et semblent n'avoir d'autre but que de tourmenter la race humaine gratuitement. À en croire les scéances d'hypnose et de régression le contact semble être des plus traumatisant comme une descente en enfer. Les vrais protagonistes, les habitants de la ville de Nome en Alaska sont très convaincants et la docteur Tyler qui à rassemblée tout ces témoignages est la plus saisissante avec son teint blafard et ses yeux surdimensionnés, elle glace le sang juste à la regarder. Mila Jovovich et les vrais acteurs du film se débrouillent bien, la tension est palpable et l'émotion déchirante, très bien amenée. Le concept du film frappe fort les images sont très dérangeantes surtout qu'elles nous sont présentées comme authentiques et le tout glace le sang et fait réfléchir. Malgré tout, je me suis méfié de l'aspect fait vécu, le dossier est énorme et la nouvelle serait connue depuis longtemps sur la toile comme le nouveau Roswell. Après une petite recherche on s'aperçoit qu'on nous à pris pour des valises: Nome Alaska est un petit village au bord de l'eau dans un environnement sans arbres ni montagnes. Les lieux du film sont en réalité tourné en Bulgarie, plus esthétique et appropriée au climat angoissant. La docteur Tyler semble ne pas être connue par la communauté de Nome ni appartenir à aucun ordre professionel d'ALaska. Mais ce qui achève vraiment les derniers doutes, ce sont les vidéos réalités eux-mêmes, ils se brouillent toujours au moment fatidique où la preuve serait faite et on verrait réellement ce qui arrive. La maison des Tyler ne peut être situé à Nome puisque qu'elle est dans une épaisse forêt et qu'ils n'y a que des steppes et des landes sans arbres à Nome. De plus le vidéo qui présente un vaisseau au dessus de la maison laisse encore entrevoir des arbres... Pour finir de discrédité la réalité des faits, les voix enregistrées en Sumérien ne pourraient absolument pas être reconnues comme telles puisque cette langue est plus ancienne que celle des égyptiens et qu'il est impossible dans connaitre les intonations vocales. Donc un autre coup à la paranormale activité ou blair witch project, ce qui installe un sous genre dans le cinéma horreur-fantastique et qui est assez rafraichissant malgré tout. Si le sujet vous intéresse les travaux du Dr John Mack, prix Pulitzer et professeur de psychiatrie à la Harvard medical school, qui sait réellement penché sur les rencontres du 4ème type, sont éloquents. 7/10




lundi 21 septembre 2009

Valse avec Bachir 2008


Une guerre pas très populaire et méconnue de la plupart des Québécois, moi même j'ai du lire wikipédia pour comprendre pourquoi les Israéliens se battaient au côté des Libanais, bref contrairement au Vietnam ou la deuxième guerre mondiale j'étais totalement inculte. L'animation est de haut niveau, excellente et fluide, elle occulte la violence graphique insoutenable de cette guerre fétide. On suit le parcours d'un jeune soldat juif embarqué malgré lui dans une galère qui le dépasse et dont le paroxysme un massacre bien réel, lui à bouché temporairement la mémoire des faits. Ce combattant lunatique prénommé Ari, sorte d'alter-égo d'Ari Folman, réalisateur du film, cherche à recouvrer le souvenir du massacre de Sabra et Chatila. Bride par bride il remet les éléments du puzzle en place à l'aide de témoignages d'amis et de camarades militaires ainsi que l'aide de psychologues et intervenant ce qui l'amène à une bouleversante prise de conscience et nous, par ses yeux. Les images finales, réelles, frappent très dure et laissent un bien grand vide et des questionnements. Finalement il manque un épilogue, une explication, la fin nous laisse pantois. Il ressort de ce film une sorte de volonté un tantinet malsaine de dépeindre les soldats Israéliens comme des cabochons lunatiques et inoffensifs, plus humanistes et innocents que ça tu meures! Non mais on va à la guerre pour se battre; et fermer les yeux sur un massacre revient à en être les complices et cet aveuglement volontaire d'Ari ressemble plus à un désir d'absolution. 8/10

dimanche 20 septembre 2009

The Mutant Chronicles 2008


Ouais avec un visuel d'une aussi belle facture il est quand même étonnant que l'histoire soit aussi simpliste. Tiré d'un terreau très fertile, c'est en effet à la fois un jeu de rôle, un jeu à figurines fantastiques et un comic book très ancien. Dans un avenir pas si éloigné le monde est partagé entre 4 grandes factions en guerre perpétuelle qui luttent pour le contrôle de la terre. Malgré eux, ils réveillent un pouvoir démoniaque qui sommeillait depuis des lustres dans les entrailles de la terre. Le film nous racontent la lutte mené par un commando unissant toutes les factions rivales pour la sauvegarde de la terre menacée par la puissance mutante inexorable. La technique employé pour filmé nous rappelle 300 ou sin city en moins réussi. C'est des acteurs filmés et surimposés par une technologie de blue screen. Le monde de l'univers de mutant chroniques ressemble aux champs de bataille de 14-18 avec des éléments futuristes imaginaires qui fonctionnent à la vapeur. Si l'aspect visuel est parfois saisissant c'est au niveau du scénario et de l'interaction entre les acteurs que la qualité sombre à pic. Un Ron Perlman en habit de moine est simplement ridicule et la trop brève présence de John Malkovich ne viendra pas sauver le niveau général des acteurs. C'est un film gore et sanglant qui ne plaira pas à tous, le sang gicle à tout va et on s'étripe joyeusement. Le jeune réalisateur Simon Hunter (un film à son actif) s'en tire dans l'ensemble pas trop mal, son film impressionne par moment divertit quelque fois et se montre navrant de balourdise dans ses dialogues ringards. 6/10




dimanche 13 septembre 2009

Jeux de pouvoir 2009


Un solide thriller classique d'un genre maintes et maintes fois exploité par les américains. Une intrigue au scénario touffu mais facile à suivre, pour une fois tout est expliqué clairement et dans un ordre chronologique sans inutiles flash-backs déroutants. Il est très agréable de suivre l'enquête journalistique derrière l'épaule de Russel Crowe toujours aussi solide et crédible et sa jeune et jolie assistante Rachel McAdams, qui déterrent une affaire plus compliquée et profonde qu'on aurait cru aux premiers abords. Même Ben Affleck réussi, chose peu commune, à rendre crédible son personnage! C'est l'expérimentée Helen Mirren qui tombe finalement dans la caricature avec son rôle de chef de pupitre qui cherche à vendre du tirage à tout prix au mépris d'une histoire soignée et étayée. La fin gâche la sauce avec 2 graves invraisemblances difficiles à digérées et sans explications après un film si bien construit. Finalement mon intérêt va au monde journalistique et son fonctionnement qui oblige à livrer la nouvelle avant la concurrence. Ce qui amène des enquêtes bousculées, des techniques déloyales et peu intègres qui incluent l'omission de divulguer aux instances policières des sources ou des preuves dans des affaires criminelles. 7/10

lundi 7 septembre 2009

Dédé: À travers les brumes 2009


Vie et mort d'un grand de la chanson québécoise, humble compositeur de génie et âme sensible et tourmentée, Dédé Fortin, leader des colocs, s'éteint rue rachel à 2 pas de chez moi le 8 mai 2000. J'ai jamais adoré la musique des colocs du vivant d'André, sauf quelques tounes qui me rentraient dans la tête et n'en ressortaient que difficilement. Malgré tout, comme tout ce qui vient de chez nous, j'ai un profond respect pour les oeuvres originales écrites dans la langue colorée du québec, qui n'est pas tout à fait la langue de Molière. Je redécouvre les chansons à travers cet excellent film biographique qui retrace avec précision la formation du band et les moments forts de la vie de Dédé, pas banale du tout. Sébastien Ricard( membre des Loco Locass) habité au paroxysme par son personnage, livre une prestation mémorable, autant en chanson où il revisite les succès avec brio, à tel point qu'il à reformé le mythique groupe le temps d'une mini tournée promotionnelle, ce qui ne lui à pas plu outre mesure d'ailleurs. On sent une très subtile descente aux enfers de l'homme, surtout au moment de la mort de son complice Patrick di Esposito Napoli à l'harmonica, perte ressentie avec douleur par Dédé. Une trop grande pression artistique, des départs douloureux, chagrin d'amour ou bipolarité? Quoi qu'il en soit la mort du leader des colocs plonge le québec dans le deuil et le prend par surprise. Il se suicide à la façon des samouraïs en se faisant Seppuku, une mort expiatoire et douloureuse. Il nous laisse à tous un grand vide et des questionnements. 9/10