Pages

mardi 19 janvier 2010

The Abyss 1989

Probablement un des meilleurs films de science fiction de tous les temps! The abyss est un chef d'oeuvre de James Cameron qui pave la voie à ses succès futurs comme l'extraordinaire Avatar. The abyss nous raconte l'histoire peu banale d'un équipage de plateforme pétrolière qui se voit assigner la lourde tache d'investiguer et de porter secours à un sous-marin nucléaire qui a sombré mystérieusement dans les profondeurs de l'océan. Cameron fait appel à de jeunes acteurs de talent comme le nouveau venu Ed Harris et la populaire Mary Elizabeth Mastrantonio dont la carrière, pourtant prometteuse, semble s'être évanouie, ainsi que Michael Biehn, la vedette d'Aliens et de Terminator. Une distribution solide au physique de l'emploi, ajoute beaucoup de crédibilité à la distribution principale, qui elle, est émouvante et très inspirée. Au chapitre des effets spéciaux, Cameron nous en met plein la vue et encore, on en demandait pas autant! Les scènes sont presque entièrement tournées sous l'eau, dans un ancien réacteur nucléaire abandonné qui contient un des bassin d'eau douce les plus volumineux du monde. D'autre scènes sont tournées dans une carrière inondée, les acteurs souvent malmenés durent subir des entraînements rigoureux à la plongée sous-marine, puisque la majorité des scènes se passent sous l'eau. La décompression était nécessaire après le tournage car le danger de maladie des profondeurs était bien réel. Certains des acteurs en avaient ras-le-bol d'un Cameron mis dictateur mis réalisateur et du tournage éprouvant et dangereux. Pour recréer les aliens des profondeurs Cameron dut faire appel à Industrial light and magic ce qui donna des résultats exceptionnels pour l'époque et encore intéressants en 2010! On voit aussi une certaine inspiration pour le t-1000 de Terminator 2 dans la colonne d'eau vivante. Le film amputé de 30 minutes de son contenu est désormais complet avec la réédition director cut, le budget d'environ 70 millions( colossal à l'époque) ne fût pas très payant pour Cameron, malgré une raffle de 2 oscars( effets spréciaux et son). The abyss va rester dans l'histoire du cinéma comme le plus ambitieux projet de tournage sous-marin, un must! 
10/10



dimanche 8 novembre 2009

Le Quatrième type 2009




La recette est efficace, divisé l'écran en deux pour montrer de supposés vrais documentaires filmés par la pseudo docteur Abigail Tyler et les scènes juxtaposées par hollywood avec des acteurs, le tout renforce l'effet réaliste. Ce film si on le considère comme un fait vécu serait une véritable bombe qui tracerait un lien évident entre possession satanique et enlèvement extraterrestre. Ces entitées venues d'ailleurs agissent comme des démons et semblent n'avoir d'autre but que de tourmenter la race humaine gratuitement. À en croire les scéances d'hypnose et de régression le contact semble être des plus traumatisant comme une descente en enfer. Les vrais protagonistes, les habitants de la ville de Nome en Alaska sont très convaincants et la docteur Tyler qui à rassemblée tout ces témoignages est la plus saisissante avec son teint blafard et ses yeux surdimensionnés, elle glace le sang juste à la regarder. Mila Jovovich et les vrais acteurs du film se débrouillent bien, la tension est palpable et l'émotion déchirante, très bien amenée. Le concept du film frappe fort les images sont très dérangeantes surtout qu'elles nous sont présentées comme authentiques et le tout glace le sang et fait réfléchir. Malgré tout, je me suis méfié de l'aspect fait vécu, le dossier est énorme et la nouvelle serait connue depuis longtemps sur la toile comme le nouveau Roswell. Après une petite recherche on s'aperçoit qu'on nous à pris pour des valises: Nome Alaska est un petit village au bord de l'eau dans un environnement sans arbres ni montagnes. Les lieux du film sont en réalité tourné en Bulgarie, plus esthétique et appropriée au climat angoissant. La docteur Tyler semble ne pas être connue par la communauté de Nome ni appartenir à aucun ordre professionel d'ALaska. Mais ce qui achève vraiment les derniers doutes, ce sont les vidéos réalités eux-mêmes, ils se brouillent toujours au moment fatidique où la preuve serait faite et on verrait réellement ce qui arrive. La maison des Tyler ne peut être situé à Nome puisque qu'elle est dans une épaisse forêt et qu'ils n'y a que des steppes et des landes sans arbres à Nome. De plus le vidéo qui présente un vaisseau au dessus de la maison laisse encore entrevoir des arbres... Pour finir de discrédité la réalité des faits, les voix enregistrées en Sumérien ne pourraient absolument pas être reconnues comme telles puisque cette langue est plus ancienne que celle des égyptiens et qu'il est impossible dans connaitre les intonations vocales. Donc un autre coup à la paranormale activité ou blair witch project, ce qui installe un sous genre dans le cinéma horreur-fantastique et qui est assez rafraichissant malgré tout. Si le sujet vous intéresse les travaux du Dr John Mack, prix Pulitzer et professeur de psychiatrie à la Harvard medical school, qui sait réellement penché sur les rencontres du 4ème type, sont éloquents. 7/10




lundi 21 septembre 2009

Valse avec Bachir 2008


Une guerre pas très populaire et méconnue de la plupart des Québécois, moi même j'ai du lire wikipédia pour comprendre pourquoi les Israéliens se battaient au côté des Libanais, bref contrairement au Vietnam ou la deuxième guerre mondiale j'étais totalement inculte. L'animation est de haut niveau, excellente et fluide, elle occulte la violence graphique insoutenable de cette guerre fétide. On suit le parcours d'un jeune soldat juif embarqué malgré lui dans une galère qui le dépasse et dont le paroxysme un massacre bien réel, lui à bouché temporairement la mémoire des faits. Ce combattant lunatique prénommé Ari, sorte d'alter-égo d'Ari Folman, réalisateur du film, cherche à recouvrer le souvenir du massacre de Sabra et Chatila. Bride par bride il remet les éléments du puzzle en place à l'aide de témoignages d'amis et de camarades militaires ainsi que l'aide de psychologues et intervenant ce qui l'amène à une bouleversante prise de conscience et nous, par ses yeux. Les images finales, réelles, frappent très dure et laissent un bien grand vide et des questionnements. Finalement il manque un épilogue, une explication, la fin nous laisse pantois. Il ressort de ce film une sorte de volonté un tantinet malsaine de dépeindre les soldats Israéliens comme des cabochons lunatiques et inoffensifs, plus humanistes et innocents que ça tu meures! Non mais on va à la guerre pour se battre; et fermer les yeux sur un massacre revient à en être les complices et cet aveuglement volontaire d'Ari ressemble plus à un désir d'absolution. 8/10

dimanche 20 septembre 2009

The Mutant Chronicles 2008


Ouais avec un visuel d'une aussi belle facture il est quand même étonnant que l'histoire soit aussi simpliste. Tiré d'un terreau très fertile, c'est en effet à la fois un jeu de rôle, un jeu à figurines fantastiques et un comic book très ancien. Dans un avenir pas si éloigné le monde est partagé entre 4 grandes factions en guerre perpétuelle qui luttent pour le contrôle de la terre. Malgré eux, ils réveillent un pouvoir démoniaque qui sommeillait depuis des lustres dans les entrailles de la terre. Le film nous racontent la lutte mené par un commando unissant toutes les factions rivales pour la sauvegarde de la terre menacée par la puissance mutante inexorable. La technique employé pour filmé nous rappelle 300 ou sin city en moins réussi. C'est des acteurs filmés et surimposés par une technologie de blue screen. Le monde de l'univers de mutant chroniques ressemble aux champs de bataille de 14-18 avec des éléments futuristes imaginaires qui fonctionnent à la vapeur. Si l'aspect visuel est parfois saisissant c'est au niveau du scénario et de l'interaction entre les acteurs que la qualité sombre à pic. Un Ron Perlman en habit de moine est simplement ridicule et la trop brève présence de John Malkovich ne viendra pas sauver le niveau général des acteurs. C'est un film gore et sanglant qui ne plaira pas à tous, le sang gicle à tout va et on s'étripe joyeusement. Le jeune réalisateur Simon Hunter (un film à son actif) s'en tire dans l'ensemble pas trop mal, son film impressionne par moment divertit quelque fois et se montre navrant de balourdise dans ses dialogues ringards. 6/10




dimanche 13 septembre 2009

Jeux de pouvoir 2009


Un solide thriller classique d'un genre maintes et maintes fois exploité par les américains. Une intrigue au scénario touffu mais facile à suivre, pour une fois tout est expliqué clairement et dans un ordre chronologique sans inutiles flash-backs déroutants. Il est très agréable de suivre l'enquête journalistique derrière l'épaule de Russel Crowe toujours aussi solide et crédible et sa jeune et jolie assistante Rachel McAdams, qui déterrent une affaire plus compliquée et profonde qu'on aurait cru aux premiers abords. Même Ben Affleck réussi, chose peu commune, à rendre crédible son personnage! C'est l'expérimentée Helen Mirren qui tombe finalement dans la caricature avec son rôle de chef de pupitre qui cherche à vendre du tirage à tout prix au mépris d'une histoire soignée et étayée. La fin gâche la sauce avec 2 graves invraisemblances difficiles à digérées et sans explications après un film si bien construit. Finalement mon intérêt va au monde journalistique et son fonctionnement qui oblige à livrer la nouvelle avant la concurrence. Ce qui amène des enquêtes bousculées, des techniques déloyales et peu intègres qui incluent l'omission de divulguer aux instances policières des sources ou des preuves dans des affaires criminelles. 7/10

lundi 7 septembre 2009

Dédé: À travers les brumes 2009


Vie et mort d'un grand de la chanson québécoise, humble compositeur de génie et âme sensible et tourmentée, Dédé Fortin, leader des colocs, s'éteint rue rachel à 2 pas de chez moi le 8 mai 2000. J'ai jamais adoré la musique des colocs du vivant d'André, sauf quelques tounes qui me rentraient dans la tête et n'en ressortaient que difficilement. Malgré tout, comme tout ce qui vient de chez nous, j'ai un profond respect pour les oeuvres originales écrites dans la langue colorée du québec, qui n'est pas tout à fait la langue de Molière. Je redécouvre les chansons à travers cet excellent film biographique qui retrace avec précision la formation du band et les moments forts de la vie de Dédé, pas banale du tout. Sébastien Ricard( membre des Loco Locass) habité au paroxysme par son personnage, livre une prestation mémorable, autant en chanson où il revisite les succès avec brio, à tel point qu'il à reformé le mythique groupe le temps d'une mini tournée promotionnelle, ce qui ne lui à pas plu outre mesure d'ailleurs. On sent une très subtile descente aux enfers de l'homme, surtout au moment de la mort de son complice Patrick di Esposito Napoli à l'harmonica, perte ressentie avec douleur par Dédé. Une trop grande pression artistique, des départs douloureux, chagrin d'amour ou bipolarité? Quoi qu'il en soit la mort du leader des colocs plonge le québec dans le deuil et le prend par surprise. Il se suicide à la façon des samouraïs en se faisant Seppuku, une mort expiatoire et douloureuse. Il nous laisse à tous un grand vide et des questionnements. 9/10


dimanche 30 août 2009

Coraline 2009



Magnifique animation gothique dans le genre Burton, même si c'est une oeuvre signée Henry Selick, spécialiste de l'animation image par image et scénariste ayant travaillé entre autre sur l'étrange noël de monsieur Jack. Il y a dans ce conte pour enfant assez d'effroyable pour les faire frémir mais assez de magique et de féerique pour les captiver. Tiré d'un livre de Neil Gaiman paru en 2002, Coraline ressemble un peu à Alice au pays des merveilles. Pour ma part, je suis un fan fini des oeuvres noires et mystérieuses ou perce une pointe de couleur par ci par là mais je dois admettre que cette fable ne plaira pas à tous et certains petits feront des cauchemars et leurs mamans trouveront peut-être le temps long! Scénario et musique très aboutie, une pièce majeure dans l'univers de l'animation. 8/10

vendredi 21 août 2009

Memories of Murder 2003

En 1986 la Corée du sud vie dans la peur d'une invasion du nord, sous le régime militaire du dictateur Chun Do-Hwan. C'est dans cet environnement paranoïaque qu'une série de meurtres mystérieux va s'abattre pour la première fois, à Hwasung, une petite bourgade tranquille, dans l'histoire de la Corée. L'affaire, d'abord traitée comme fait divers fera bientôt le tour du pays... le premier tueur en série de Corée est né. Semblable à Zodiac de Fincher, le film s'installe lentement et l'enquête patauge; le meurtrier est méticuleux et les moyens de la police coréenne de 1986 sont rudimentaires. Les deux inspecteurs l'un du coin, un peu redneck aux manières brutales qui ne lésine pas sur les moyens pour faire avancer l'enquête et l'autre futé qui vient de Séoul mais qui n'a pas le cran nécessaire, font équipe pour le meilleur et pour le pire, déclenchant au passage quelques scènes burlesques. Si la première moitié du film semble détendue et les agissements loufoques et pathétiques de l'inspecteur Park (Song Kang-Ho) et son confrère un idiot qui aime tabasser les suspects tendent plus vers une comédie, c'est dans la deuxième moitié que le dramatique s'installe. L'ambiance devient très sombre et le tueur nargue les flics dans un excellent jeu de cache-cache qui confond même le doigté de l'inspecteur Su (Kim Sang-Kyung) qui au finale va se rallier à des méthodes moins orthodoxe, tant la frustration s'installe. Joon Ho-Bong signe ici une oeuvre complexe, cynique ou l'humour noire se mêle au polar des plus glauque pour aboutir à une fin ouverte où plane un grand ressentiment. 9/10






mardi 18 août 2009

Millénium I - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes


Millénium, c'est un journal suédois d'enquêtes financières, dénonçant les ripoux et escrocs de ce monde. Dirigé par Mikael Blomkvist, énergique rédacteur et fouille-merde à tout faire, (une gueule de tombeur) le journal vient de tomber dans la dèche suite à un article diffamatoire aux sources incertaines. La carrière de super Blomkvist aurait bien pu en rester là si un vieil industriel plein aux as et obsédé par une une affaire datant de mathusalem, ne lui avait tendu une perche. En effet, Harriet Vanger, la nièce chérie du magnat de la finance du groupe Vanger, a disparue..horreur ! La piste, fraîche de 40 ans, nous mène à l'envoi de fleurs séchées à la date précise de l'anniversaire de la donzelle Vanger. Une cagnotte très importante et une information de choix pour son procès en diffamation, font s'enrôler comme détective spécial notre héros Blomkvist, dans cette enquête qui n'a pas aboutie à grand chose jusqu'alors. Perdu dans les méandres inextricables de la trop nombreuse et antipathique famille Vanger, notre détective s'emmêle dans un jeu de pistes déjà explorées milles fois et d'embrouilles familiales. Le patriarche Vanger hurle à l'assassinat et tout penche vers ce triste constat.

Ce livre long, quelques centaines de pages, prend tout son temps à démarrer et positionne ses pièces avec adresse et un soucis du détail propre aux très grandes enquêtes criminelles. Un petit coté Agatha Christie ou le mystère de la chambre jaune. Mikael Blomkvist ressemble à un Poirot suédois au charme britannique, très gentleman qui ne perd jamais son tact. La présentation des personnages prend un bon tiers du livre et laisse présager un dénouement incroyable et des rebondissements ahurissants. Le mystère plane et on se prend à suivre l'enquête avidement, décortiquant nous même le bal des suspects et tirant des suppositions sur la manière dont à disparue Harriet Vanger.

Mikael, ne marquant aucun réel progrès, doit demander l'aide d'une surprenante jeune femme, Lisbeth Salander, qui devient, selon moi, la véritable héroïne de ce récit. Cette gothique glaciale et mystérieuse, possède une manière très spéciale de résoudre une affaire. Free-lance pour une entreprise de sécurité, son destin la place au côté de Blomkvist dans l'affaire des fleurs séchées.

Après l'arrivée de Salander, le cas ayant été si méticuleusement amené et si impossible à résoudre, s'effondre comme un cornet de crème glacée au soleil. Les progrès sont soudain très rapides, voir même trop facile. L'action du livre bien qu'assez pimentée et arrivant trop tard ne justifie pas cette longue mise en bouche qu'on nous a servit si délicatement au départ et on est déçu de la facilité avec laquelle une affaire si mystérieuse et compliquée est avalée et digérée.
Si on est le moindrement à l'affût et qu'on connaît un tant soit peu les règles précises du polar, on tombe facilement sur le meurtrier. Quelques rebondissements imprévus valent quand même le détour et le personnage de Lisbeth étant très excentrique et imprévisible, l'intérêt demeure. Un certain essoufflement est marqué vers la fin du livre ou le dernier tiers est plus une longue conclusion qu'une finale pleine d'action. On prend du temps à bouclé toutes les ramifications touchant le procès de Mikael ce qui fragmente inutilement le livre, l'éloignant de l'enquête Vanger. Néanmoins, l'intrigue est assez bonne pour rester en selle, fermement accroché. Je lui donne un 7/10, vivement le deuxième volet de la trilogie!

lundi 13 juillet 2009

Rec 2007



Rec est une vraie petite bombe, qui détruit tout sur son passage. Pas une seconde d'ennui et d'un réalisme rarement égalé grâce à cette caméra à l'épaule qui nous plonge à la première personne dans cet enfer d'adrénaline et de sang. Les nouveaux grands crus de l'horreur viennent tous de l'étranger ces temps-ci: Japon, Norvège, Espagne et Hollywood n'a rien trouvé de mieux que de recopier et très mal en plus des recettes gagnantes. Quarantine, leur dernier plagiat, n'arrive pas à la cheville de ce film. 1h22 seulement et ça passe très vite, on craint pour la charmante reportaire à mesure que la tension monte, jusqu'à la finale terrifiante et mémorable qui vivra dans votre mémoire pour un certain
temps! 9/10