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samedi 30 janvier 2010

Les pieds dans le vide 2009


Des fois, avoir trop de cordes à son parachute, c'est comme pas assez à son arc, on s'emmêle vite et c'est la chute libre. Comme dirait Louis-José Houde: ''on dirait 10 saisons de Watatatow d'un coup!'' Le film de Mariloup Wolfe pêche par excès, elle veut peut-être trop en mettre plein la vue. Tout y passe homosexualité, cancer, grossesse, avortement, sexe, jalousie, décès, avortement, adultère, etc...en plus du parachutisme...ouf.. Quand même, pour un premier film, notre petite Mariloup nationale démontre une certaine maîtrise. Le rythme est bon et les images sont réellement spectaculaires, notamment le base-jump de la tour de la Bourse de Montréal, moi qui aime les hauteurs, mon coeur c'est serré de vertige. On pourrait prétexter que le film serre de faire-valoir à son copain Guillaume Lemay-Thivierge, Charles dans le film, comme on le sait probablement tous ici, propriétaire de l'école de parachutisme Voltige et qu'il joue son propre rôle en quelque sorte. Les acteurs jouent juste, ce n'est pas leur prestation qui est visée mais plutôt l'inutilité de plusieurs personnages comme Ludo( Adam Kosh), qui se découvre une attirance pour les hommes, chaperonné par Raphaël(Éric Bruneau) qui joue les entremetteurs. Ce qui nous donne de longues scènes osées qui mettent franchement mal à l'aise, dans un film déjà saturé de scènes de baises, on rappelle au passage que le public cible à pas plus de 17 ans. La mère de Manu( Laurence Leboeuf) atteinte d'un cancer, attire le film vers une autre dimension dramatique, bien que très convaincante et bouleversante, grâce au talent de Laurence, cette histoire dans l'histoire n'apporte rien et s'égare dans une direction inutile. Nouveau venu pour moi, la belle gueule d'Éric Bruneau( copain de Leboeuf dans la vie) ne laisse pas indifférent, il est solide dans son rôle de jeune homme hédoniste et troublé qui fuit la réalité dans des sauts sans cesse plus extrêmes. Même si c'est sur joué et parfois un peu trop cliché, surtout dans l'attitude adolescente et rebelle des protagonistes, les personnages de Mariloup sont intéressants et typiques de jeunes en mal de sensations fortes et de vie de bohème. Guillaume Lemay-Thivierge, seule figure plus mature, est le père et le berger de ce troupeau de jeune écervelés, qui sans sa vigilance constante, ce tuerait avec joie et empressement. Malgré ses nombreuses lacunes , Wolfe nous accouche d'un premier film honnête dont les forces certaines sont les admirables prises de vues, des plans géniaux et une photo très léchée. Certainement exportable hors Québec, espéront que la critique étrangère soit aussi douce que celle déjà acquise du public québécois, très protecteur pour ses artistes. On peut faire un parallèle à Point Break, (Extrême limite) qui doit trôner fièrement dans la vidéothèque du couple Thiverge-Wolfe, parions que ce vieux film culte avec Patrick Swayze et Keanu Reeves, fût une source d'inspiration certaine, les ressemblances sont nombreuses.


Note de cinéma critique: 6/10

2 commentaires:

patrickpretty a dit…

Hello Vincent,
Ouais, pas mal ton blog cinoche. Nous trouvons que tu écrit bien, avec une bonne syntaxe ,des idées brillantes , un beau graphisme , de la recherche, du travail bien fait quoi ! Par contre, un petit peu de travail du coté de l'orthographe et de la ponctuation s'impose. Félicitations, nous aimons beaucoup.
Pat et Domi.

vincent a dit…

Merci pour vos bons mots, j'apprécie beaucoup avoir votre opinion! Je fais ce blogue pour le plaisir, le miens d'abord et tant mieux s'il peut plaire. Je fais de mon mieux pour me corriger et donner un produit de qualité mais la grammaire et l'orthographe sont loin et je dois réapprendre à peaufiner mon language écrit. Cependant, l'écriture de ce blogue doit rester spontanée et amusante, trop d'attention à l'orthographe tue le plaisir et l'inspiration. Je note et je tacherai de m'améliorer! P.s: tu écrit prend un s,coté un accent circonflexe et félicitation est au singulier dans ce cas, sans rancune! Vincent:)